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Les Anciens de 1935 a 1945

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partisan21
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MessageSujet: Les Anciens de 1935 a 1945   Dim 26 Aoû - 16:44:34

Bonjour,

Serait il possible d'ouvrir une rubrique : "Les anciens de 1935 à 1945".
Si l'idée est acceptée par les "Patrons" restera a l'alimenter !!!!!

Pourquoi cette proposition ? on ne parle rarement des "Anciens" et , avis personnel, j'ai toujours l'impression que les Paras "Air" n'existent que depuis 1956 ....Or voilà qu' à cette époque, celà faisait déjà 20 ans que les premiers sauts avaient eu lieu !

Des personnages comme Geille, Sauvagnac, Loizeau , Faure et j'en oublie méritent a mon avis de figurer sur ce site pluraliste.

Il s'agit d'une simple proposition.
Cette éventuelle rubrique, présente t elle un intéret???

A lire tous les avis

Partisan21


Dernière édition par le Dim 26 Aoû - 17:06:16, édité 1 fois
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Michel
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MessageSujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945   Dim 26 Aoû - 16:52:56

J'apporte mon modeste appui à ta suggestion, ayant effectué mon 1er saut à Pujaut, DZ de l'Infanterie de l'Air dont nous sommes les héritiers (d'ailleurs beaucoup d'entre nous ont reçus l'un de leurs Insignes que CPA 10 porte aujourd'hui) il semble nécessaire de s'y interresser..
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pts1958
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MessageSujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945   Dim 26 Aoû - 16:56:49

Pourquoi pas !
A noter que le dernier "Air de Champagne", le magazine de la Base aérienne112, traite en partie centrale de :
"Reims, berceau du parachutisme militaire"
dans un article de l'administrateur du musée de cette Base aérienne.
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partisan21
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MessageSujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945   Dim 26 Aoû - 17:03:24

pts1958 a écrit:
Pourquoi pas !
A noter que le dernier "Air de Champagne", le magazine de la Base aérienne112, traite en partie centrale de :
"Reims, berceau du parachutisme militaire"
dans un article de l'administrateur du musée de cette Base aérienne.


Merci PTS1958, gardez bien "au chaud" cet article.
Si la rubrique voit le jour, vous avez déjà des "biscuits"
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partisan21
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MessageSujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945   Dim 26 Aoû - 18:00:28

Encore moi,

J'ai l'impression d'avoir forcé la main aux Administrateurs.
Désolé et autant pour moi, j'aurai du les contacter par Mp avant de balancer mon sujet .
Dans l'attente, de l'éventuelle création de la rubrique.....
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Fengel11
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MessageSujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945   Dim 26 Aoû - 18:04:27

Effectivement on peut créer cette rubrique car l'armée de l'air ne commence pas dans les années 50 Wink Wink Wink
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partisan21
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MessageSujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945   Dim 26 Aoû - 18:11:12

Donc si c'est possible merci de créer la rubrique et peut etre supprimer nos posts(qui ne présentent , a mons avis , plus d'intéret) ou les diriger vers cette derniere ????
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pts1958
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MessageSujet: comme promis   Dim 26 Aoû - 19:54:42

Je n'ai pas contacté l'auteur, mais comme cette revue est largement distribuée...
A voir avec les modérateurs...
La page centrale de Air de Champagne




Bonne lecture !
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Michel
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MessageSujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945   Lun 27 Aoû - 11:06:07

Merci Pts1958 pour avoir trouvé et nous avoir transmis ce document qui va certainement aider a lancer la rubrique.

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MessageSujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945   Mar 28 Aoû - 22:47:39

Merci PTS pour avoir ouvet "le bal",

http://www.rcp1.terre.defense.gouv.fr/index.php?centre=decouverte/presentation/historique/genese.html
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MessageSujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945   Mar 28 Aoû - 22:56:50

Journal LES AILES

numéro 785 du 02 juillet 1936, Rédacteur en chef Georges Houard.

Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne.

En une de couverture 9 photographies N/B présentant des scènes de
parachutisme militaire. On voit la tour de saut d'Istres et des sauts à
Pujaut. Légende : Quelques scènes de la vie des élèves à l'École de
Parachutisme militaire du Centre de Pujaut-Avignon. En bas, de gauche à
droite, le Lieutenant Papin et le Capitaine Geille. On trouvera page 6, le
vivant reportage de notre collaborateur André Langeron sur l'activité de ce
centre.

Page 6 et 8

Sous les cocardes

Nos reportages

Une journée au Centre de Pujaut avec les parachutistes militaires

Le prodigieux saut record du Capitaine Geille : une descente de 35 mètres
qui dura, en tout, moins de 5 secondes !

Notre collaborateur André Langeron a eu l'occasion d'assister, l'autre
semaine, à une séance d'entraînement au Centre des Parachutistes de l'Armée
de l'Air sur l'aérodrome d'Avignon-Pujaut. Il nous expose ici, en même temps
que le fonctionnement fort intéressant de ce centre, ce que fut l'extraordinaire
démonstration du Capitaine Geille se lançant d'un avion à 35 mètres de haut
!

Lorsque vers 9 heures, l'autre semaine, j'atterrissais sur le terrain d'Avignon-Pujaut,
je tombais en vérité, dans une bien curieuse tribu. Deux gros Le0-20
sommeillaient sur la piste ensoleillée aux côtés de quelques Morane 230
gris-argent. Un " pou " profilait l'espièglerie de ses lignes côte à côte
avec un planeur 15-A et une " sauterelle " Potez. Dans le hangar, je
discernais la fine silhouette vernie de deux 10-P. D'autres engins,
inhabituels sur les terrains militaires, se distinguaient aussi. Des hommes,
qui circulaient en culotte et maillot de sport ou bien le torse nu, quelques
sous-officiers en casquette, un indigène qui débitait des sandwiches
complétaient le tableau.

Le chef vint à moi en combinaison de toile et serre-tête blanc. C'était le
Capitaine Geille, car je venais de m'introduire dans le Centre des
Parachutistes de l'Armée de l'Air, petit monde encore inconnu. J'étais en
présence d'un officier d'une quarantaine d'années, mince et d'accent
parisien qui, tout de suite, me conduisit au vif de son ouvre.

- Attendez un instant, me disait, en effet, le Capitaine Geille, que je "
centre le vent ".

Ce jour-là, l'atmosphère, d'une lourdeur anormale, ne comportait cependant
pas le moindre souffle ; mais précisément à cause de cela, il fallait
vérifier le sens de la dérive, si minima qu'elle fût, ce qui permettrait de
" centrer " les sauts prévus au tableau de travail de la matinée.

- Il est très utile, précisait mon interlocuteur, que nous connaissions à
quel moment le saut doit être exécuté, de sorte que, compte tenu de la
dérive, l'homme vienne se poser directement sous mes yeux dans le centre du
terrain.

Peu après, un parachute se déployait à 500 mètres et se posait près du "
rond ". La séance d'entraînement pouvait commencer. Bien que nullement
préparée, ce fut une fameuse séance et pour moi une intéressante révélation.



Une petite boule vivante

C'est en octobre 1935 que le Capitaine Geille, après un stage d'un mois au
Ministère, s'en vint à Istres avec mission d'ouvrir le Centre. Tout était à
créer : l'organisation, la méthode, des moniteurs. Lourde responsabilité s'il
en fut. Les travaux des Russes et des parachutistes civils étaient bien
connus, mais les militaires tiennent toujours à réinventer plus ou moins ce
qu'ils ont à faire, afin d'en bien posséder le mécanisme pour le
réglementer. Et puis, un " coup dur " est si vite arrivé.

La plus grande prudence, alliée à beaucoup de maîtrise et de hardiesse,
devait être le lot du chef.

Le Centre fut rattaché administrativement à l'École des Sous-Officiers
navigants d'Istres qui fournirait les moyens techniques, et c'est dans la
cour d'honneur de l'École que la tour métallique d'entraînement a été
édifiée. Le Centre est toutefois actuellement à Avignon.

Un premier stage de deux officiers et dix sous-officiers, tous volontaires,
vint, l'hiver dernier, suivre un cycle complet d'instruction dont le
Capitaine Geille fut le premier et unique instructeur. Tous les
parachutistes militaires français auront donc pour père commun cet homme
extraordinaire. Cinq élèves furent maintenus au Centre comme moniteurs : l'Adjudant-chef
Horvatte, l'Adjudant Didier, les Sergents-chefs Wehner, Grospérin, Fritz,
des as, excellents gradés, par surcroît fort sympathiques.

La séance à laquelle j'assistais s'appliquait au deuxième stage composé de
trois officiers et de douze sous-officiers, et ceux-ci allaient exécuter
leur septième saut, dont la particularité portait sur l'étude du saut en
piqué, ce qui amena tout naturellement le Capitaine Geille à définir la
progression des exercices.

- J'instruis actuellement des moniteurs pour les formations. Le stage dure
deux mois. L'instruction préparatoire théorique et pratique au sol comprend
l'étude du matériel, son pliage, sa vérification, son entretien. À la tour d'Istres,
j'apprends aux élèves à sauter et à descendre, donc à éduquer leurs
réflexes. Le parachute est déjà déployé, néanmoins l'élève saute avec un
parachute-témoin de façon à lui donner l'habitude de l'équipement. Nous
passons ensuite à l'instruction en vol qui a lieu, comme vous le voyez, sur
le terrain de Pujaut. Elle comporte essentiellement : l'étude du saut à
ouverture automatique, du saut à ouverture commandée, des exercices de
précision d'atterrissage, des sauts dans les diverses positions de l'avion,
piqué, virage, spirale, l'étude du saut à ouverture retardée qui constitue
le couronnement de l'instruction.



Mais l'avion est prêt. Un premier élève se présente à nous. Il est porteur
de deux parachutes, un dorsal, et un ventral de secours. Il a son casque,
des lunettes, des gants. L'équipement est fourni par la Société Générale des
Parachutes qui fabrique, je crois, sur licence Irvin. Le Capitaine jette un
coup d'oil. L'homme s'en va. Pendant que nous nous dirigeons, en devisant,
vers le centre de la piste, le Morane 230, qui a un moniteur parachutiste
comme pilote, prend de l'altitude. À 500 mètres, et sensiblement à la
verticale du " rond ", l'avion ralentit et l'élève se projette littéralement
dans le vide. Cette petite boule vivante plonge un instant, puis une traînée
blanche, un choc et la voilà suspendue.

C'est la première fois que j'observe de façon si détaillée les manouvres du
parachutiste. Elles sont, je l'avoue, très impressionnantes. Pendant la
descente qui m'apparaît assez rapide, l'homme manouvre les suspentes pour se
poser près du centre. Au porte-voix, le Capitaine distribue des
explications, des compliments, des remontrances. L'atterrissage -plus rude
que je le croyais- exige une petite préparation. L'homme réunit les jambes,
en les ployant peu et en faisant d'elles un bloc. Il bondit en touchant le
sol, se relève aussitôt. La grande cloche blanche est à plat.

Le moment pathétique

À bien regarder un, puis deux, puis dix de ces hommes intrépides accomplir
leurs exercices, je commençais à saisir que le parachutisme, tel qu'une
sélection d'aviateurs le pratiquera désormais, est, en vérité, un sport peu
banal, une sorte de quintessence de tous les sports. Le Capitaine Geille m'a
du reste fourni, sur cet aspect de la question, des éclaircissements du plus
vif intérêt.

- Le parachutisme, m'assura-t-il, exige des sujets d'élite de vingt à trente
ans, physiquement parfaits et dont les conditions physiques et morales sont
en complet équilibre. Pourquoi ? Parce que le lancement dans le vide, suivi
de l'acte capital qui consiste à agir sur la poignée de commande, sont
autant d'actes volontaires parfaitement insolites.

" La question essentielle qui se pose est donc de déterminer le moment où je
puis considérer mon sujet comme psychologiquement mûr pour passer d'un saut
à ouverture automatique au saut à ouverture commandée qui exige des réflexes
mentaux d'une pureté parfaite. C'est pour moi un moment pathétique. Il faut
que je puisse penser que l'homme n'arrivera pas au sol comme un boulet de
canon sans avoir tiré sur sa commande à main. Or, la pureté du réflexe, la
qualité suprême de la volonté qui évitera le désarroi moral et physique,
seule l'éducation sportive est en mesure de la fournir et de la cultiver. Le
parachutisme s'apparente donc à la grande performance d'athlétisme. C'est
pourquoi il n'est pas recommandé de faire faire aux élèves plus d'un saut
par jour, plus de quatre par semaine. "

L'exercice se déroulait avec une grande régularité. J'interrogeais plusieurs
de ces jeunes gens. Les impressions qu'ils éprouvent sont assez
contradictoires. Pour certains, c'est la préparation du saut qui est la plus
émouvante. Pour sauter, ils procèdent fort simplement : un pied sur le
siège, un autre sur le rebord de la carlingue et en avant pour le plongeon !
Ceux qui hésitent sont exception. La volonté domine.

Tous expriment l'opinion que le parachutisme est extrêmement captivant, mais
ils ne " réalisent " vraiment son charme qu'après trois ou quatre sauts.
Alors, plus ils en font, plus ils veulent en faire.

L'atterrissage est pour quelques-uns, la seconde la plus dure. On s'efforce
de l'effectuer vent dans le dos. Les descentes en glissade sont très
amusantes. La manouvre qui les provoque consiste à tirer sur les suspentes
pour diminuer la surface du cône. Par des tractions alternées, on peut
modifier la direction de chute. J'ai vu un moniteur manouvrer jusqu'à
supprimer presque toute la surface de son parachute et descendre comme en
chute libre. Au sol, le traînage est évité par une traction sur les
suspentes, ce qui diminue la hauteur du cône. La montée du sol, qui est
rapide, provoque toujours une émotion assez vive. On observe une élévation
du pouls chez tous les sujets.

Le choc à l'ouverture est, pour la plupart, un vrai cauchemar. Sa puissance
douloureuse dépend de la position que le corps occupe dans l'air. Il porte
sur l'ensemble du corps. Aucune imperfection physique ne peut donc être
tolérée. Une paroi abdominale trop faible pourrait causer les pires
accidents. De même, la vitesse de chute du corps humain, qui est de l'ordre
de 180 km/h à 200 km/h, exige un système respiratoire en parfait état. Un
corps profilé ira plus vite. " On est plus ou moins aérodynamique, m'affirma
en riant le Capitaine Geille. "

Les as de la descente

Dans mon ignorance, deux problèmes me tracassaient plus particulièrement. Je
croyais que l'utilisation du parachute serait impossible sur les avions très
rapides. Il n'en est rien. Toutefois, les passagers en péril, volant à plus
de 250 km/h, ne pourront effectuer que des sauts à ouverture retardée et
calculée de telle sorte que par freinage naturel, le corps ait passé de la
vitesse de l'avion à sa vitesse propre en chute libre. L'ouverture
automatique à 400 km/h, par exemple, provoquerait très certainement, à l'ouverture,
un choc meurtrier.

Je demandais encore au Capitaine Geille s'il convenait de rendre l'entraînement
obligatoire pour tous les navigants. Il ne le pense point. On risquerait des
accidents inutiles et toujours graves, car l'entraînement au saut est comme
celui du P.S.V. : il doit être continu. On va monter des tours un peu
partout. Pujaut se bornera bientôt à ne faire que l'instruction en vol. Les
formations feront l'instruction d'entretien. " Un manuel du parachutiste ",
élaboré par le Centre, sortira prochainement. Tous les problèmes seront
ainsi élucidés.

Mais l'heure avance. Les sauts individuels ont tous été effectués. Quatre
élèves dont l'entraînement a été retardé, doivent sauter, sous la direction
d'un moniteur, à bord d'un Le0-20. L'équipage est dirigé par un chef de bord
qui commandera les sauts. La discipline est très stricte. Le Capitaine
Geille est la prudence même et le succès récompense sa sagesse. Deux cent
soixante sauts ont été faits sans incident depuis l'ouverture du Centre.

Rapidement, à quelques secondes d'intervalle, les quatre élèves sautent de
500 mètres. Je les vois descendre sur l'échelle et plonger. Après l'atterrissage,
ils ramassent les parachutes et reviennent placidement vers le chef qui les
complimente ou fait quelques observations. Tous ces hommes ont un cran
admirable. Et quel rhéteur pourra penser que le plus périlleux des sports s'oppose
à la haute science ? Deux officiers-élèves sortent de l'École Supérieure d'Aéronautique.

Trois moniteurs partent à leur tour. Ils exécutent trois sauts simultanés
avec chute retardée vraiment impressionnante. L'un d'eux fait une glissade à
la verticale qui est, aux dires des spectateurs, du grand art. Peu après, l'Adjudant
Horvatte et le Sergent-chef Wehner se lancent et par déclenchement alterné,
se trouvent suspendus à deux parachutes qu'ils manouvrent comme un marin sa
voile.

Un autre Le0-20 est équipé d'une plate-forme de lancement à chaque bout d'aile.
Le Capitaine Geille m'annonce qu'il va faire un saut à 150 mètres. Aussitôt,
toute l'équipe s'agglutine en un bloc compact, car le patron, qui compte
plus de trente sauts, a un prestige immense.



Un prodigieux record

Le séjour sur la plate-forme est extrêmement fatigant. Au décollage, le
malheureux parachutiste est projeté dans toute les directions. Des ceintures
spéciales sont nécessaires pour lui garder son aplomb. Deux sortes de sauts
sur plate-forme sont possibles : il suffit de tirer sur la poignée d'ouverture
; le parachute, en se développant, arrache violemment l'homme de sa
passerelle ; ou bien, on exécute un saut volontaire dans les conditions
habituelles.

Bientôt, l'avion décolle. Le Capitaine Geille est fixé dans la grande mâture
noire. Un large virage, un retour vers le centre et, à 150 mètres de
hauteur, tout au plus, on voit tout à coup un petit point qui se détache
brutalement. Une grande corolle blanche s'ouvre. La descente, de toute
beauté, dure 28 secondes et demie. L'avion atterrit.

Nouvel essai. Le Capitaine annonce qu'il sautera à 100 mètres. Une grande
anxiété m'étreint. Cent mètres, ce n'est rien ! Si le parachute ne s'ouvrait
pas à l'instant voulu ? Geille est père de trois enfants, dont deux
ravissantes jumelles de trois ans. Quel rude métier.

Mais déjà l'avion est au-dessus de nous. Nouvel arrachement. Quelques
secondes d'intense émotion. Le parachute s'ouvre avec une majesté violente.
La descente dure moins de vingt secondes.

Lorsque le Capitaine revient vers le groupe de spectateurs, les exclamations
admiratives fusent. Calmement, il nous annonce qu'il va maintenant essayer
un saut à 50 mètres. Chacun se tait tout à coup.

Pour la troisième fois, le grand avion s'avance vers le centre du terrain.
Il n'est pas à plus de quarante mètres de haut. Je précise même : trente
cinq mètres tout au plus ! À un moment donné, le pilote pique légèrement, le
Capitaine est " arraché " ; il semble s'envoler en boule vers le haut, une
traînée blanche le précède. Elle s'ouvre. La chute est quasi instantanée.
Elle ne dure pas cinq secondes.

Un record est certainement battu. On se précipite. " Pour le Capitaine,
hurrah ! hurrah ! hurrah ! " Magnifique hommage au chef, au donneur d'exemple
!

Et savez-vous la récompense que demandent ces valeureux jeunes français ? L'insigne
de moniteur de parachutisme militaire ! .

Commandant André LANGERON.
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MessageSujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945   Mer 29 Aoû - 16:09:46

Merci pour cette retranscription triton.cheers cheers
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MessageSujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945   Mer 16 Juil - 17:13:31

Un lien intéressant sur l'indochine

http://www.imagesdarmee.com/campagne/indochine_pilote_1950_03.php
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MessageSujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945   Mer 16 Juil - 17:23:06

Merci Fengel, belles images Wink
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MessageSujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945   Mer 16 Juil - 17:35:13

Merci Fengel... Super intéressant ..... Wink
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Les Anciens de 1935 a 1945

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