| | Les Anciens de 1935 a 1945 | |
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partisan21 Commandant de compagnie


Inscrit le : 06 Mai 2007 Messages : 2748
| Sujet: Les Anciens de 1935 a 1945 Dim 26 Aoû - 16:44:34 | |
| Bonjour,
Serait il possible d'ouvrir une rubrique : "Les anciens de 1935 à 1945". Si l'idée est acceptée par les "Patrons" restera a l'alimenter !!!!!
Pourquoi cette proposition ? on ne parle rarement des "Anciens" et , avis personnel, j'ai toujours l'impression que les Paras "Air" n'existent que depuis 1956 ....Or voilà qu' à cette époque, celà faisait déjà 20 ans que les premiers sauts avaient eu lieu !
Des personnages comme Geille, Sauvagnac, Loizeau , Faure et j'en oublie méritent a mon avis de figurer sur ce site pluraliste.
Il s'agit d'une simple proposition. Cette éventuelle rubrique, présente t elle un intéret???
A lire tous les avis
Partisan21
Dernière édition par le Dim 26 Aoû - 17:06:16, édité 1 fois |
|  | | Michel Commandant de compagnie


   Age : 49 Inscrit le : 12 Juil 2007 Messages : 6345 Localisation : Bourgogne du Sud et Lyon Emploi : Eleveur Loisirs : Chiens, Internet ...
| Sujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945 Dim 26 Aoû - 16:52:56 | |
| J'apporte mon modeste appui à ta suggestion, ayant effectué mon 1er saut à Pujaut, DZ de l'Infanterie de l'Air dont nous sommes les héritiers (d'ailleurs beaucoup d'entre nous ont reçus l'un de leurs Insignes que CPA 10 porte aujourd'hui) il semble nécessaire de s'y interresser.. _________________

.... ...
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|  | | pts1958 Commandant de compagnie


   Age : 50 Inscrit le : 25 Juin 2007 Messages : 846 Localisation : Orléans Emploi : Recruteur Loisirs : foot et Linux
| Sujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945 Dim 26 Aoû - 16:56:49 | |
| Pourquoi pas ! A noter que le dernier "Air de Champagne", le magazine de la Base aérienne112, traite en partie centrale de : "Reims, berceau du parachutisme militaire" dans un article de l'administrateur du musée de cette Base aérienne. _________________ La réussite est une échelle que l'on ne peut pas monter les mains dans les poches ! (F. Gruber) |
|  | | partisan21 Commandant de compagnie


Inscrit le : 06 Mai 2007 Messages : 2748
| Sujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945 Dim 26 Aoû - 17:03:24 | |
| | pts1958 a écrit: | Pourquoi pas ! A noter que le dernier "Air de Champagne", le magazine de la Base aérienne112, traite en partie centrale de : "Reims, berceau du parachutisme militaire" dans un article de l'administrateur du musée de cette Base aérienne. |
Merci PTS1958, gardez bien "au chaud" cet article. Si la rubrique voit le jour, vous avez déjà des "biscuits" |
|  | | partisan21 Commandant de compagnie


Inscrit le : 06 Mai 2007 Messages : 2748
| Sujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945 Dim 26 Aoû - 18:00:28 | |
| Encore moi,
J'ai l'impression d'avoir forcé la main aux Administrateurs. Désolé et autant pour moi, j'aurai du les contacter par Mp avant de balancer mon sujet . Dans l'attente, de l'éventuelle création de la rubrique..... @+
Partisan21 |
|  | | Fengel11 Commandant d'unité


   Age : 38 Inscrit le : 06 Mai 2007 Messages : 2451 Localisation : Toulouse Emploi : Sous Officier(R) Fusilier Commando de l'Air Loisirs : commando-air.com
| Sujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945 Dim 26 Aoû - 18:04:27 | |
| Effectivement on peut créer cette rubrique car l'armée de l'air ne commence pas dans les années 50  _________________


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|  | | partisan21 Commandant de compagnie


Inscrit le : 06 Mai 2007 Messages : 2748
| Sujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945 Dim 26 Aoû - 18:11:12 | |
| Donc si c'est possible merci de créer la rubrique et peut etre supprimer nos posts(qui ne présentent , a mons avis , plus d'intéret) ou les diriger vers cette derniere ???? @+ |
|  | | pts1958 Commandant de compagnie


   Age : 50 Inscrit le : 25 Juin 2007 Messages : 846 Localisation : Orléans Emploi : Recruteur Loisirs : foot et Linux
| Sujet: comme promis Dim 26 Aoû - 19:54:42 | |
| Je n'ai pas contacté l'auteur, mais comme cette revue est largement distribuée... A voir avec les modérateurs... La page centrale de Air de Champagne


Bonne lecture ! _________________ La réussite est une échelle que l'on ne peut pas monter les mains dans les poches ! (F. Gruber) |
|  | | Michel Commandant de compagnie


   Age : 49 Inscrit le : 12 Juil 2007 Messages : 6345 Localisation : Bourgogne du Sud et Lyon Emploi : Eleveur Loisirs : Chiens, Internet ...
| Sujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945 Lun 27 Aoû - 11:06:07 | |
| Merci Pts1958 pour avoir trouvé et nous avoir transmis ce document qui va certainement aider a lancer la rubrique.
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|  | | Triton Commandant de compagnie


   Age : 42 Inscrit le : 06 Mai 2007 Messages : 627 Localisation : Vaucluse Emploi : Sous Officier (R) Fusilier Commando de l'Air Loisirs : sport, lecture, mécanique, moto
| |  | | Triton Commandant de compagnie


   Age : 42 Inscrit le : 06 Mai 2007 Messages : 627 Localisation : Vaucluse Emploi : Sous Officier (R) Fusilier Commando de l'Air Loisirs : sport, lecture, mécanique, moto
| Sujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945 Mar 28 Aoû - 22:56:50 | |
| Journal LES AILES
numéro 785 du 02 juillet 1936, Rédacteur en chef Georges Houard.
Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne.
En une de couverture 9 photographies N/B présentant des scènes de parachutisme militaire. On voit la tour de saut d'Istres et des sauts à Pujaut. Légende : Quelques scènes de la vie des élèves à l'École de Parachutisme militaire du Centre de Pujaut-Avignon. En bas, de gauche à droite, le Lieutenant Papin et le Capitaine Geille. On trouvera page 6, le vivant reportage de notre collaborateur André Langeron sur l'activité de ce centre.
Page 6 et 8
Sous les cocardes
Nos reportages
Une journée au Centre de Pujaut avec les parachutistes militaires
Le prodigieux saut record du Capitaine Geille : une descente de 35 mètres qui dura, en tout, moins de 5 secondes !
Notre collaborateur André Langeron a eu l'occasion d'assister, l'autre semaine, à une séance d'entraînement au Centre des Parachutistes de l'Armée de l'Air sur l'aérodrome d'Avignon-Pujaut. Il nous expose ici, en même temps que le fonctionnement fort intéressant de ce centre, ce que fut l'extraordinaire démonstration du Capitaine Geille se lançant d'un avion à 35 mètres de haut !
Lorsque vers 9 heures, l'autre semaine, j'atterrissais sur le terrain d'Avignon-Pujaut, je tombais en vérité, dans une bien curieuse tribu. Deux gros Le0-20 sommeillaient sur la piste ensoleillée aux côtés de quelques Morane 230 gris-argent. Un " pou " profilait l'espièglerie de ses lignes côte à côte avec un planeur 15-A et une " sauterelle " Potez. Dans le hangar, je discernais la fine silhouette vernie de deux 10-P. D'autres engins, inhabituels sur les terrains militaires, se distinguaient aussi. Des hommes, qui circulaient en culotte et maillot de sport ou bien le torse nu, quelques sous-officiers en casquette, un indigène qui débitait des sandwiches complétaient le tableau.
Le chef vint à moi en combinaison de toile et serre-tête blanc. C'était le Capitaine Geille, car je venais de m'introduire dans le Centre des Parachutistes de l'Armée de l'Air, petit monde encore inconnu. J'étais en présence d'un officier d'une quarantaine d'années, mince et d'accent parisien qui, tout de suite, me conduisit au vif de son ouvre.
- Attendez un instant, me disait, en effet, le Capitaine Geille, que je " centre le vent ".
Ce jour-là, l'atmosphère, d'une lourdeur anormale, ne comportait cependant pas le moindre souffle ; mais précisément à cause de cela, il fallait vérifier le sens de la dérive, si minima qu'elle fût, ce qui permettrait de " centrer " les sauts prévus au tableau de travail de la matinée.
- Il est très utile, précisait mon interlocuteur, que nous connaissions à quel moment le saut doit être exécuté, de sorte que, compte tenu de la dérive, l'homme vienne se poser directement sous mes yeux dans le centre du terrain.
Peu après, un parachute se déployait à 500 mètres et se posait près du " rond ". La séance d'entraînement pouvait commencer. Bien que nullement préparée, ce fut une fameuse séance et pour moi une intéressante révélation.
Une petite boule vivante
C'est en octobre 1935 que le Capitaine Geille, après un stage d'un mois au Ministère, s'en vint à Istres avec mission d'ouvrir le Centre. Tout était à créer : l'organisation, la méthode, des moniteurs. Lourde responsabilité s'il en fut. Les travaux des Russes et des parachutistes civils étaient bien connus, mais les militaires tiennent toujours à réinventer plus ou moins ce qu'ils ont à faire, afin d'en bien posséder le mécanisme pour le réglementer. Et puis, un " coup dur " est si vite arrivé.
La plus grande prudence, alliée à beaucoup de maîtrise et de hardiesse, devait être le lot du chef.
Le Centre fut rattaché administrativement à l'École des Sous-Officiers navigants d'Istres qui fournirait les moyens techniques, et c'est dans la cour d'honneur de l'École que la tour métallique d'entraînement a été édifiée. Le Centre est toutefois actuellement à Avignon.
Un premier stage de deux officiers et dix sous-officiers, tous volontaires, vint, l'hiver dernier, suivre un cycle complet d'instruction dont le Capitaine Geille fut le premier et unique instructeur. Tous les parachutistes militaires français auront donc pour père commun cet homme extraordinaire. Cinq élèves furent maintenus au Centre comme moniteurs : l'Adjudant-chef Horvatte, l'Adjudant Didier, les Sergents-chefs Wehner, Grospérin, Fritz, des as, excellents gradés, par surcroît fort sympathiques.
La séance à laquelle j'assistais s'appliquait au deuxième stage composé de trois officiers et de douze sous-officiers, et ceux-ci allaient exécuter leur septième saut, dont la particularité portait sur l'étude du saut en piqué, ce qui amena tout naturellement le Capitaine Geille à définir la progression des exercices.
- J'instruis actuellement des moniteurs pour les formations. Le stage dure deux mois. L'instruction préparatoire théorique et pratique au sol comprend l'étude du matériel, son pliage, sa vérification, son entretien. À la tour d'Istres, j'apprends aux élèves à sauter et à descendre, donc à éduquer leurs réflexes. Le parachute est déjà déployé, néanmoins l'élève saute avec un parachute-témoin de façon à lui donner l'habitude de l'équipement. Nous passons ensuite à l'instruction en vol qui a lieu, comme vous le voyez, sur le terrain de Pujaut. Elle comporte essentiellement : l'étude du saut à ouverture automatique, du saut à ouverture commandée, des exercices de précision d'atterrissage, des sauts dans les diverses positions de l'avion, piqué, virage, spirale, l'étude du saut à ouverture retardée qui constitue le couronnement de l'instruction.
Mais l'avion est prêt. Un premier élève se présente à nous. Il est porteur de deux parachutes, un dorsal, et un ventral de secours. Il a son casque, des lunettes, des gants. L'équipement est fourni par la Société Générale des Parachutes qui fabrique, je crois, sur licence Irvin. Le Capitaine jette un coup d'oil. L'homme s'en va. Pendant que nous nous dirigeons, en devisant, vers le centre de la piste, le Morane 230, qui a un moniteur parachutiste comme pilote, prend de l'altitude. À 500 mètres, et sensiblement à la verticale du " rond ", l'avion ralentit et l'élève se projette littéralement dans le vide. Cette petite boule vivante plonge un instant, puis une traînée blanche, un choc et la voilà suspendue.
C'est la première fois que j'observe de façon si détaillée les manouvres du parachutiste. Elles sont, je l'avoue, très impressionnantes. Pendant la descente qui m'apparaît assez rapide, l'homme manouvre les suspentes pour se poser près du centre. Au porte-voix, le Capitaine distribue des explications, des compliments, des remontrances. L'atterrissage -plus rude que je le croyais- exige une petite préparation. L'homme réunit les jambes, en les ployant peu et en faisant d'elles un bloc. Il bondit en touchant le sol, se relève aussitôt. La grande cloche blanche est à plat.
Le moment pathétique
À bien regarder un, puis deux, puis dix de ces hommes intrépides accomplir leurs exercices, je commençais à saisir que le parachutisme, tel qu'une sélection d'aviateurs le pratiquera désormais, est, en vérité, un sport peu banal, une sorte de quintessence de tous les sports. Le Capitaine Geille m'a du reste fourni, sur cet aspect de la question, des éclaircissements du plus vif intérêt.
- Le parachutisme, m'assura-t-il, exige des sujets d'élite de vingt à trente ans, physiquement parfaits et dont les conditions physiques et morales sont en complet équilibre. Pourquoi ? Parce que le lancement dans le vide, suivi de l'acte capital qui consiste à agir sur la poignée de commande, sont autant d'actes volontaires parfaitement insolites.
" La question essentielle qui se pose est donc de déterminer le moment où je puis considérer mon sujet comme psychologiquement mûr pour passer d'un saut à ouverture automatique au saut à ouverture commandée qui exige des réflexes mentaux d'une pureté parfaite. C'est pour moi un moment pathétique. Il faut que je puisse penser que l'homme n'arrivera pas au sol comme un boulet de canon sans avoir tiré sur sa commande à main. Or, la pureté du réflexe, la qualité suprême de la volonté qui évitera le désarroi moral et physique, seule l'éducation sportive est en mesure de la fournir et de la cultiver. Le parachutisme s'apparente donc à la grande performance d'athlétisme. C'est pourquoi il n'est pas recommandé de faire faire aux élèves plus d'un saut par jour, plus de quatre par semaine. "
L'exercice se déroulait avec une grande régularité. J'interrogeais plusieurs de ces jeunes gens. Les impressions qu'ils éprouvent sont assez contradictoires. Pour certains, c'est la préparation du saut qui est la plus émouvante. Pour sauter, ils procèdent fort simplement : un pied sur le siège, un autre sur le rebord de la carlingue et en avant pour le plongeon ! Ceux qui hésitent sont exception. La volonté domine.
Tous expriment l'opinion que le parachutisme est extrêmement captivant, mais ils ne " réalisent " vraiment son charme qu'après trois ou quatre sauts. Alors, plus ils en font, plus ils veulent en faire.
L'atterrissage est pour quelques-uns, la seconde la plus dure. On s'efforce de l'effectuer vent dans le dos. Les descentes en glissade sont très amusantes. La manouvre qui les provoque consiste à tirer sur les suspentes pour diminuer la surface du cône. Par des tractions alternées, on peut modifier la direction de chute. J'ai vu un moniteur manouvrer jusqu'à supprimer presque toute la surface de son parachute et descendre comme en chute libre. Au sol, le traînage est évité par une traction sur les suspentes, ce qui diminue la hauteur du cône. La montée du sol, qui est rapide, provoque toujours une émotion assez vive. On observe une élévation du pouls chez tous les sujets.
Le choc à l'ouverture est, pour la plupart, un vrai cauchemar. Sa puissance douloureuse dépend de la position que le corps occupe dans l'air. Il porte sur l'ensemble du corps. Aucune imperfection physique ne peut donc être tolérée. Une paroi abdominale trop faible pourrait causer les pires accidents. De même, la vitesse de chute du corps humain, qui est de l'ordre de 180 km/h à 200 km/h, exige un système respiratoire en parfait état. Un corps profilé ira plus vite. " On est plus ou moins aérodynamique, m'affirma en riant le Capitaine Geille. "
Les as de la descente
Dans mon ignorance, deux problèmes me tracassaient plus particulièrement. Je croyais que l'utilisation du parachute serait impossible sur les avions très rapides. Il n'en est rien. Toutefois, les passagers en péril, volant à plus de 250 km/h, ne pourront effectuer que des sauts à ouverture retardée et calculée de telle sorte que par freinage naturel, le corps ait passé de la vitesse de l'avion à sa vitesse propre en chute libre. L'ouverture automatique à 400 km/h, par exemple, provoquerait très certainement, à l'ouverture, un choc meurtrier.
Je demandais encore au Capitaine Geille s'il convenait de rendre l'entraînement obligatoire pour tous les navigants. Il ne le pense point. On risquerait des accidents inutiles et toujours graves, car l'entraînement au saut est comme celui du P.S.V. : il doit être continu. On va monter des tours un peu partout. Pujaut se bornera bientôt à ne faire que l'instruction en vol. Les formations feront l'instruction d'entretien. " Un manuel du parachutiste ", élaboré par le Centre, sortira prochainement. Tous les problèmes seront ainsi élucidés.
Mais l'heure avance. Les sauts individuels ont tous été effectués. Quatre élèves dont l'entraînement a été retardé, doivent sauter, sous la direction d'un moniteur, à bord d'un Le0-20. L'équipage est dirigé par un chef de bord qui commandera les sauts. La discipline est très stricte. Le Capitaine Geille est la prudence même et le succès récompense sa sagesse. Deux cent soixante sauts ont été faits sans incident depuis l'ouverture du Centre.
Rapidement, à quelques secondes d'intervalle, les quatre élèves sautent de 500 mètres. Je les vois descendre sur l'échelle et plonger. Après l'atterrissage, ils ramassent les parachutes et reviennent placidement vers le chef qui les complimente ou fait quelques observations. Tous ces hommes ont un cran admirable. Et quel rhéteur pourra penser que le plus périlleux des sports s'oppose à la haute science ? Deux officiers-élèves sortent de l'École Supérieure d'Aéronautique.
Trois moniteurs partent à leur tour. Ils exécutent trois sauts simultanés avec chute retardée vraiment impressionnante. L'un d'eux fait une glissade à la verticale qui est, aux dires des spectateurs, du grand art. Peu après, l'Adjudant Horvatte et le Sergent-chef Wehner se lancent et par déclenchement alterné, se trouvent suspendus à deux parachutes qu'ils manouvrent comme un marin sa voile.
Un autre Le0-20 est équipé d'une plate-forme de lancement à chaque bout d'aile. Le Capitaine Geille m'annonce qu'il va faire un saut à 150 mètres. Aussitôt, toute l'équipe s'agglutine en un bloc compact, car le patron, qui compte plus de trente sauts, a un prestige immense.
Un prodigieux record
Le séjour sur la plate-forme est extrêmement fatigant. Au décollage, le malheureux parachutiste est projeté dans toute les directions. Des ceintures spéciales sont nécessaires pour lui garder son aplomb. Deux sortes de sauts sur plate-forme sont possibles : il suffit de tirer sur la poignée d'ouverture ; le parachute, en se développant, arrache violemment l'homme de sa passerelle ; ou bien, on exécute un saut volontaire dans les conditions habituelles.
Bientôt, l'avion décolle. Le Capitaine Geille est fixé dans la grande mâture noire. Un large virage, un retour vers le centre et, à 150 mètres de hauteur, tout au plus, on voit tout à coup un petit point qui se détache brutalement. Une grande corolle blanche s'ouvre. La descente, de toute beauté, dure 28 secondes et demie. L'avion atterrit.
Nouvel essai. Le Capitaine annonce qu'il sautera à 100 mètres. Une grande anxiété m'étreint. Cent mètres, ce n'est rien ! Si le parachute ne s'ouvrait pas à l'instant voulu ? Geille est père de trois enfants, dont deux ravissantes jumelles de trois ans. Quel rude métier.
Mais déjà l'avion est au-dessus de nous. Nouvel arrachement. Quelques secondes d'intense émotion. Le parachute s'ouvre avec une majesté violente. La descente dure moins de vingt secondes.
Lorsque le Capitaine revient vers le groupe de spectateurs, les exclamations admiratives fusent. Calmement, il nous annonce qu'il va maintenant essayer un saut à 50 mètres. Chacun se tait tout à coup.
Pour la troisième fois, le grand avion s'avance vers le centre du terrain. Il n'est pas à plus de quarante mètres de haut. Je précise même : trente cinq mètres tout au plus ! À un moment donné, le pilote pique légèrement, le Capitaine est " arraché " ; il semble s'envoler en boule vers le haut, une traînée blanche le précède. Elle s'ouvre. La chute est quasi instantanée. Elle ne dure pas cinq secondes.
Un record est certainement battu. On se précipite. " Pour le Capitaine, hurrah ! hurrah ! hurrah ! " Magnifique hommage au chef, au donneur d'exemple !
Et savez-vous la récompense que demandent ces valeureux jeunes français ? L'insigne de moniteur de parachutisme militaire ! .
Commandant André LANGERON. _________________
 Si Vis Pacem Para Bellum

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|  | | Michel Commandant de compagnie


   Age : 49 Inscrit le : 12 Juil 2007 Messages : 6345 Localisation : Bourgogne du Sud et Lyon Emploi : Eleveur Loisirs : Chiens, Internet ...
| Sujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945 Mer 29 Aoû - 16:09:46 | |
| Merci pour cette retranscription triton.  _________________

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|  | | Fengel11 Commandant d'unité


   Age : 38 Inscrit le : 06 Mai 2007 Messages : 2451 Localisation : Toulouse Emploi : Sous Officier(R) Fusilier Commando de l'Air Loisirs : commando-air.com
| |  | | Michel Commandant de compagnie


   Age : 49 Inscrit le : 12 Juil 2007 Messages : 6345 Localisation : Bourgogne du Sud et Lyon Emploi : Eleveur Loisirs : Chiens, Internet ...
| Sujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945 Mer 16 Juil - 17:23:06 | |
| Merci Fengel, belles images  _________________

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|  | | epmacom Commandant d'unité


   Age : 63 Inscrit le : 06 Mai 2007 Messages : 2100 Localisation : camargue
| Sujet: Re: Les Anciens de 1935 a 1945 Mer 16 Juil - 17:35:13 | |
| Merci Fengel... Super intéressant .....  _________________


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|  | | | Les Anciens de 1935 a 1945 | |
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