Bienvenue sur le forum des commandos de l'air, toute l'équipe d'administration vous souhaite un bon surf.



 
AccueilGalerieFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partager | 
 

 Les paras du BFONU en Corée .

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Les paras du BFONU en Corée .   Ven 03 Oct 2008, 15:45

Source Forum Chasseur de Memoires , auteur Cooney .

Au sein du BF/ONU, lors de sa constitution, les compagnies étaient formées en fonction des origines de chaque volontaire, par la suite cela ne sera plus le cas. La 3ème Compagnie regroupait tous les horizons Para, Metro, Colo et Légion.



En voici quelques-uns.

Tous d’abord le Capitaine Joël LE TAC, ancien de la France Libre, BCRA, mission en France occupé, capture, déportation, journalisme, et la Corée. Pour un bio complète voici un lien, un tres Grand Monsieur: http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/601.html




Cpt Joël LE TAC, patron de la 3ème Cie



Le Lieutenant Claude BARRES, Ancien SAS, puis ce fut l’Indo, la Corée et la mort en Algérie. On peut voir ses ailes SAS cousus sur la poitrine. En partit caché et tenant le cousin des médailles le Sergent MISSERI, ancien des Commandos d’Afrique et de la DB SAS. Ce dernier fera plusieurs tours en Corée.. Photo datant du 1er Mai 1952 prise lors de la remise de la Légion d’Honneur au Lt BARRES par le Lt.C BORREILL, Commandant le BF/ONU qui a accroché à sa ceinture un étui Allemand



Revenir en haut Aller en bas
samourai
Membre C@C Club
Membre C@C Club


Masculin
Nombre de messages: 3458
Age: 51
Localisation: Paris 17
Emploi: Directeur de Site
Loisirs: Collections de figurines, lecture, bricolage, jardinage
Date d'inscription: 27/07/2008

MessageSujet: Re: Les paras du BFONU en Corée .   Lun 06 Oct 2008, 22:04

L'insigne du bataillon français de l'ONU en Corée.


Il y a un texte intégral concernant l'histoire de ce bataillon et de "Montclar". Je vais le poster àpartir de demain.
Revenir en haut Aller en bas
samourai
Membre C@C Club
Membre C@C Club


Masculin
Nombre de messages: 3458
Age: 51
Localisation: Paris 17
Emploi: Directeur de Site
Loisirs: Collections de figurines, lecture, bricolage, jardinage
Date d'inscription: 27/07/2008

MessageSujet: Re: Les paras du BFONU en Corée .   Mar 07 Oct 2008, 18:53

Voici la première partie du résumé d'un ouvrage sur ce sujet. J'ai essayé de garder l'essence du texte tout en faisant court afin de le rendre plus digeste.

Première partie :

Début de la guerre en 1950. L’armée Nord Coréenne traverse le 38ème parallèle et franchit la frontière Sud Coréenne. MacArthur se mit en position défensive demanda de l’aide au gouvernement Américain qui déploya ses forces à partir du Japon. En même temps le président Truman s’adressa à l’ONU pour l’assister militairement. L’ONU pris donc ses responsabilités et demanda l’aide de ses membres.

En France, en raison du conflit d’Indochine qui posait de sérieux problèmes de disponibilité de troupes, la décision fut de former un bataillon constitué spécialement pour l’occasion et, dans l’intervalle, d’envoyer rapidement une frégate de la marine nationale sur site.
Le bataillon de volontaires était particulièrement mal préparé à ce type de conflit et il était à craindre qu’il ne soit pas à la hauteur lors des premiers engagements sur le terrain.

Les volontaires étaient issus de tous les milieux. Bien que l’encadrement était majoritairement d’active, beaucoup étaient des réservistes. Plus de 50% de ces hommes avaient déjà combattus. L’autre moitié n’attendait que cela.

Insigne du 23ème Régiment d'infanterie US auquel le bataillon français fut incorporé.



La suite demain.
Revenir en haut Aller en bas
Michel
Membre C@C Club
Membre C@C Club


Masculin
Nombre de messages: 23299
Age: 53
Localisation: Bourgogne du Sud et Lyon
Emploi: Ancien Commando de l'Air - BEES Para
Loisirs: Commando Air Forum
Date d'inscription: 12/07/2007

MessageSujet: Re: Les paras du BFONU en Corée .   Mar 07 Oct 2008, 18:55

Merci Samouraï, intéressante déjà cette 1ère partie Wink

_________________




“Il est plus facile à un oiseau de marcher qu’à un serpent de voler”-"Général de Maricourt"
Revenir en haut Aller en bas
http://www.cpa10.commando-air.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Les paras du BFONU en Corée .   Mar 07 Oct 2008, 20:12

Ah le stress .............heureusement j'ai deja vu le film :lol!: bon je raconte pas la fin pour mes petits camarades study
Revenir en haut Aller en bas
samourai
Membre C@C Club
Membre C@C Club


Masculin
Nombre de messages: 3458
Age: 51
Localisation: Paris 17
Emploi: Directeur de Site
Loisirs: Collections de figurines, lecture, bricolage, jardinage
Date d'inscription: 27/07/2008

MessageSujet: Re: Les paras du BFONU en Corée .   Mar 07 Oct 2008, 20:56

Merci Michel,

Merci ERTA, juste un peu de patience, il y a quelques épisodes en préparation et donc quelques jours encore de diffusion. Mais le dossier est assez complet. Je glane ici et là et je reconstitue l'histoire. J'espère que cela sera interessant au final. Si tu notes des erreurs ou si tu as des conseils, je suis preneur.
Amicalement,
Revenir en haut Aller en bas
damy
Commandant d'unité
Commandant d'unité


Masculin
Nombre de messages: 15019
Age: 54
Localisation: vexin
Emploi: Mouliste
Loisirs: bricolage jardin sieste apero
Date d'inscription: 12/07/2008

MessageSujet: Re: Les paras du BFONU en Corée .   Mar 07 Oct 2008, 21:10

Je constate qu'il y a du dévouement parmis vous ,merci bien.! Very Happy

_________________

" Le respect de soi permet d'en avoir pour les autres " E-P-H ST CYR L'ECOLE 77.08
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Les paras du BFONU en Corée .   Mer 08 Oct 2008, 06:56

Bon courage samouraï alors Wink
Revenir en haut Aller en bas
samourai
Membre C@C Club
Membre C@C Club


Masculin
Nombre de messages: 3458
Age: 51
Localisation: Paris 17
Emploi: Directeur de Site
Loisirs: Collections de figurines, lecture, bricolage, jardinage
Date d'inscription: 27/07/2008

MessageSujet: Re: Les paras du BFONU en Corée .   Mer 08 Oct 2008, 18:03

Suite de la synthèse...

La honte de la défaite de 40 inspirait les volontaires qui avaient un esprit de revanche. Au contraire des Américains qui étaient respectés pour leur rôle dans la libération.
Les motifs de combattre étaient variés, ils allaient de l’aventure romanesque, à l’envie d’en découdre, ou bien voir d’autres horizons, connaître les joies libertines asiatiques, changer de vie, gagner de l’argent ou finalement de reproduire en Corée ce que les soldats américains avaient fait pour la France à deux reprises
Les qualifications individuelles des volontaires permirent au Bataillon de regrouper une somme de compétences peu communes dans ce type d’unité, telles que des mécaniciens, des interprètes et autres spécialités tout aussi indispensables mais qui de fait, se trouvaient regroupées dans une même entité, lui conférant un potentiel unique. Ainsi le bataillon se trouvait tout à fait à son aise au contact d’autres unités de nationalités différentes.
L’organisation de cette unité était similaire à n’importe quel autre bataillon français avec quelques différences. Le nombre d’hommes qui le composait était supérieur à la norme avec 1017 soldats, constitués en :
1/ Une unité de Commandement
2/ Trois compagnies de combat
Chaque compagnie de combat elle même subdivisée en quatre sections. Trois d’entre-elles étaient équipées d’une mitrailleuse de calibre 30 (arme chère aux Gis) et trois mitrailleuses automatique Browning. La dernière section servait au soutien et était munie de deux mortiers de 60 mm et deux canons sans recul de 57 mm.
3/ Une compagnie blindée.
Composée d’une section de combat équipée de huit mitrailleuses calibre 30 et d’une seconde section équipée de quatre canons sans recul de 75 mm.
Le nom du bataillon était officiellement Forces Terrestres Françaises de l’ONU qui se transforma rapidement en Bataillon de Corée ou Bataillon Français.
Enfin le dispositif était complété par une unité de renfort de quatre cents hommes.

Prochain épisode demain...
Revenir en haut Aller en bas
samourai
Membre C@C Club
Membre C@C Club


Masculin
Nombre de messages: 3458
Age: 51
Localisation: Paris 17
Emploi: Directeur de Site
Loisirs: Collections de figurines, lecture, bricolage, jardinage
Date d'inscription: 27/07/2008

MessageSujet: Re: Les paras du BFONU en Corée .   Jeu 09 Oct 2008, 18:43

Suite de l'épisode précédent :

La formation des troupes se termina le 25 octobre date à laquelle elles embarquaient à Marseille.
Leur chef est un homme exceptionnel, tant pas sa carrière dans l’armée que par sa volonté farouche de commander le Bataillon. Ainsi, bien que Général, Montclar n’hésite pas à demander au Ministre de la Guerre, sa rétrogradation au rang de Lieutenant Colonel pour pouvoir commander cette unité. Son histoire est assez atypique. Il entre dans la Légion en mentant sur son âge véritable, puis intègre Saint Cyr promo 1914. Il sert comme Lieutenant en 1914 et sera blessé sept fois. Au cours de la 2ème guerre mondiale, il participe à l’invasion de la Norvège dans l’équipée Franco – Britannique. Après la défaite il se retrouve à la tête de la 13ème DBLE. C’est un homme cultivé qui parle sept langues et dispose d’une compétence exceptionnelle en matière de commandement. Au cours de sa carrière il a commandé 16 bataillons, mais comme il aime à le dire « pas tous en même temps ». Il donne une grande importance au moral et à la cohésion des unités de combat.
Texte intégral (je n’ai pas fait la synthèse du texte car le texte ci-dessous me semble être important à lire in extenso) ;
Monclar définit le moral au combat comme la maîtrise des nerfs du soldat et du chef sous la tension de la guerre. « Les explosions, les tirs, et les actions de l’ennemi ne doivent pas détourner le soldat de sa mission, les chefs doivent s’endurcir face au chaos et aux effusions de sang pour prendre la bonne décision. La peur est naturelle pour le soldat et pour le chef, mais ils doivent apprendre à la maîtriser. Une bataille consiste souvent en une compétition entre deux adversaires pris de peur ; le vainqueur est celui qui réussit le mieux à bluffer l’autre ». Ces paroles sont à méditer dans le contexte actuel (note personnelle)
La discipline renforce le moral en inculquant des traditions et un esprit de corps ; elle approfondit l’enseignement et les habitudes, augmente la confiance portée aux chefs, et développe le volontarisme et l’esprit de sacrifice. Le respect de ces principes habitue le soldat à obéir automatiquement aux ordres une fois au combat. L’esprit de corps est à l’origine du patrimoine de régiments comme ceux de la Légion étrangère, de leurs traditionnelles bravoure, loyauté et discipline. Pour Monclar : « Les morts continuent de combattre à nos côtés. Notre amour propre et l’opinion publique nous obligent à rivaliser avec eux pour conserver, intacte, cette union entre le Corps et ses actions de gloire. » L’action fait oublier le danger et permet d’acquérir des réflexes qui se traduisent au combat par des automatismes. Un mitrailleur qui sait que son action est capitale pour la section qu’il appuie continuera à faire feu malgré la peur et les dérangements.
Par leur présence sur le champ de bataille, les chefs donnent confiance aux hommes tant en temps de paix qu’en temps de guerre. Les hommes se disent : « Il est là, et il ne dit rien, donc c’est sûr, tout va bien. » On doit apprendre au soldat qu’il peut être amené à donner sa vie, mais qu’il ne doit pas se résoudre à la donner facilement mais uniquement en la faisant payer très cher à l’ennemi ; jamais par négligence ni par imprudence. Pendant les épreuves difficiles, les chefs doivent partager épuisement et sacrifice avec leurs hommes. Monclar voulait que tout soldat susceptible de déserter sache que « ses chefs et ses camarades le forceront à obéir, dans un premier temps sous la contrainte physique puis par des mesures coercitives. Il courra un risque bien plus important en désertant qu’en allant au combat. »
D’autres facteurs peuvent porter atteinte au moral : les effets de surprise, les pertes, surtout les pertes inutiles, les pleurs et la vision des victimes ; les mauvaises nouvelles et les rumeurs ; et des attaques ennemies par le flanc ou à revers. Quand les événements surviennent par surprise, les conséquences sont plus fortement ressenties, qu’elles soient positives ou non. L’esprit d’offensive ajouté à l’effet de surprise peut lui-même conduire à la victoire. Tout dispositif sécuritaire, comme de bons champs de tirs et des patrouilles, réduit également le risque d’attaques par surprise. À chaque perte lourde, tout soldat pense que son heure est arrivée. Les victimes doivent rapidement être évacuées et une bonne assistance médicale remonte le moral des troupes. Les soldats blessés deviennent naturellement pessimistes et le personnel médical doit veiller à ce que les postes d’infirmerie ne se transforment pas en une source de fausses rumeurs. À tous les niveaux, les chefs doivent être tenus au courant des rumeurs et éviter qu’elles ne s’ébruitent, ce qui démoraliserait les troupes.
Il fallait donc que les fantassins se familiarisent plus particulièrement avec l’idée de danger, et les chefs devaient organiser des séances d’entraînement pour immuniser et habituer les soldats aux explosions, à l’artillerie et aux armes à feu automatiques, et à tirer sur les avions et les chars ennemis. Les hommes se sentaient rassurés par des positions de combat retranchées qui leur donnaient des forces pour contrer les attaques.
Le pendant du moral est la cohésion, qui définit la manière dont les hommes vivent, travaillent, mangent et dorment ensemble de sorte qu’ils demeurent unis jusqu’à la mort. Elle s’appuie sur une confiance entre les soldats et leurs chefs qui les conduira à faire tout le nécessaire pour accomplir leur mission. C’est le meilleur moyen d’éviter la propagation de la peur qui peut détruire une unité. Ce risque de propagation est plus élevé la nuit, au sein de grandes formations, quand les soldats n’ont rien à faire, quand ils sont épuisés et surtout quand ils manquent de confiance en leur chef et que les ordres font défaut.
Les vétérans du bataillon de Corée soutiennent que la victoire aurait été impossible sous les ordres d’une autre personne que Monclar. Le lien entre les soldats et leur commandant était tel que ce dernier savait que ses hommes obéiraient à tous ses ordres et les soldats savaient que Monclar ne leur donnerait jamais un ordre qui soit infondé, motivé par la gloire personnelle ou qui soit transmis parce qu’il avait été trop timoré pour contester un ordre qu’il considérait mauvais. À partir d’un certain niveau de commandement, Monclar considérait qu’un chef devait avoir la volonté d’assumer la responsabilité suivante : s’il considérait qu’une offensive était impossible à réaliser, il refuserait l’ordre, conscient qu’il pourrait être relevé de ses fonctions et que le nouvel officier pourrait atteindre la victoire. Cependant, même s’il avait pris sa décision en connaissance de cause, le risque pris n’aurait rien de comparable à celui encouru par ses hommes s’il avait accepté l’ordre sans le discuter.
Avant que le bataillon de Corée ne quitte la France, il avait été question que des forces supplémentaires viennent s’ajouter au bataillon pour constituer un régiment ou une division. Quelques semaines avant que le bataillon ne parte, les Viêtminhs avaient lancé leur première attaque contre les forces françaises en Indochine. Lors d’une embuscade et d’une bataille catastrophique, les Français perdirent environ six cents soldats et abandonnèrent des tonnes de matériel à Cao Bang et à Lang Son. Ces pertes mirent fin à toute intention d’augmenter les effectifs, les soldats qui s’étaient portés volontaires pour former un deuxième bataillon furent plutôt déployés en Indochine.

La synthèse reprend demain....


Le Général RIDGWAY, commandant la VIII ème Armée, passe en revuele B.F. ONU
avant de le décorer de sa première "Présidentielle" américaine (Fin Février 1951)
Revenir en haut Aller en bas
Michel
Membre C@C Club
Membre C@C Club


Masculin
Nombre de messages: 23299
Age: 53
Localisation: Bourgogne du Sud et Lyon
Emploi: Ancien Commando de l'Air - BEES Para
Loisirs: Commando Air Forum
Date d'inscription: 12/07/2007

MessageSujet: Re: Les paras du BFONU en Corée .   Jeu 09 Oct 2008, 18:46

Merci Samouraï Wink

_________________




“Il est plus facile à un oiseau de marcher qu’à un serpent de voler”-"Général de Maricourt"
Revenir en haut Aller en bas
http://www.cpa10.commando-air.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Les paras du BFONU en Corée .   Mar 13 Jan 2009, 10:35

http://www.defense.gouv.fr/defense/articles/retour_au_pays_du_matin_calme
Revenir en haut Aller en bas
 

Les paras du BFONU en Corée .

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: DE L'INFANTERIE DE L'AIR AUX FUSILIERS COMMANDOS DE L'AIR :: 1935 à 1954-