Les deux membres de la DGSE participaient à un exercice de
manipulation d'explosifs, dans une zone isolée des Corbières au nord de
Perpignan. 
Deux
militaires français ont été tués lundi lors d'un exercice
d'entraînement en manipulant des explosifs dans les
Pyrénées-Orientales, a-t-on appris auprès du parquet de Montpellier et
de la gendarmerie. Les deux militaires appartenaient au Centre
parachutiste d'instruction spécialisé (CPIS) de Perpignan, l'un des
centres de formation de la Direction générale de la sécurité extérieure
(DGSE), les services de renseignement extérieurs français. L'accident s'est produit sur un terrain d'entraînement militaire à Opoul, dans une zone isolée des Corbières au nord de Perpignan. Selon le site internet du journal Midi Libre,
«les deux soldats participaient à un exercice de manipulation
d'explosifs, qui avaient été placés sur un véhicule». Selon le ministre
de la Défense, l'accident a eu lieu vers 15h. Une source proche du
dossier a expliqué que l'explosion avait été déclenchée
accidentellement par des camarades des deux victimes, alors que ces
militaires n'étaient pas encore à distance de sécurité.. Le
procureur de la République de Montpellier, Brice Robin, doit se rendre
sur place. La brigade de recherches de Rivesaltes est pour l'heure
chargée de l'enquête et la section de recherches de Montpellier devrait
y être associée. S'associant «à la douleur des familles»,
Nicolas Sarkozy a demandé que «toute la lumière soit faite au plus vite
sur les circonstances de cet accident», selon un communiqué de
l'Elysée. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a également adressé
«ses condoléances attristées» aux proches des militaires tués.
«L'enquête de commandement et l'enquête judiciaire détermineront les
circonstances exactes du décès de ces deux militaires», a-t-il ajouté,
également dans un communiqué. Le terrain d'entraînement d'Opoul
accueille régulièrement des exercices commando de diverses unités
militaires, dont la DGSE. Quant au CPIS, il s'agit de l'un des trois
principaux centres de formation du service action de la DGSE avec le
Centre parachutiste d'entraînement spécialisé (CPES) de Cercotte, près
d'Orléans, et le Centre parachutiste d'entraînement aux opérations
maritimes (CPEOM) de Quelern, non loin de Brest.
source: le figaro
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/03/30/01016-20090330ARTFIG00507-pyrenees-deux-agents-secrets-tues-lors-d-un-exercice-.php