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 Les ailes de la liberté : 8 ans d’engagement aérien français dans le ciel afghan.

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Michel
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MessageSujet: Les ailes de la liberté : 8 ans d’engagement aérien français dans le ciel afghan.   Mer 30 Déc 2009, 10:00

J'ai trouvé ce document sur ces 8 années d'expérience de l'AA en Afghanistan, c'est intéressant



Les ailes de la liberté : 8 ans d’engagement aérien français dans le ciel afghan.

Par le lieutenant-colonel Thierry Marzocchi, Les cahiers de Mars - Afghanistan, An VIII -, n°199 - Mars 2009

En réaction aux attentats du 11 septembre 2001 et pour manifester son soutien à son allié américain dans la lutte contre le terrorisme international, au cœur même des pays qui l’appuient, la France décide de l’envoi de troupes spéciales et de moyens aériens en Afghanistan, sur un théâtre historiquement complexe à maîtriser. Huit ans d’engagement ininterrompu marquent aujourd’hui l’occasion de dresser un bilan intermédiaire de ce déploiement en Asie centrale, qui malgré l’efficacité indéniable des actions militaires entreprises, ne semble pas avoir affaibli la volonté des talibans de reprendre le contrôle du pays. Engagées dès les premiers jours des opérations en Afghanistan, aux côtés de la coalition de circonstance combattant le terrorisme, l’armée de l’air et la marine nationale, ont réussi de concert, un ensemble de missions aériennes variées, dans un contexte extrêmement difficile, en parfaite complémentarité avec les forces des autres nations. Par delà cette performance, l’exploitation du RETEX [1] opérationnel souligne, au fur et à mesure que le conflit s’installe dans la durée -en dépit de la capacité d’adaptation légendaire des forces françaises, une nouvelle fois vérifiée- la difficulté des armées françaises à proposer des capacités opérationnelles renouvelées et adaptées aux besoins sans cesse évolutifs de la coalition.

Une présence ininterrompue depuis octobre 2001

Bien avant les premières frappes, l’armée de l’air française a participé à la phase d’acquisition de renseignement et de reconnaissance d’objectifs, grâce au déploiement, dès octobre 2001, de deux Mirage IVP [2] et d’un Transall Gabriel dédié au recueil de renseignement électromagnétique. Au même moment, et de manière ininterrompue jusqu’à aujourd’hui, les avions de transport tactique (ATT) ont assuré leur mission de soutien [3] aux forces, au plus près de la ligne de front, depuis Douchanbé au Tadjikistan. Une mission particulière illustre la difficulté du rôle de précurseur joué par les ATT : le 6 décembre 2001, deux Transall effectuèrent un posé d’assaut à Mazar-e-Sharif, sur une piste parsemée de cratères de bombes et balisée de cinq petites lampes de poches. Concomitamment, le CPA10 [4] déployait ses hommes dans le cadre des forces spéciales, permettant ainsi le recueil de renseignement et la sécurisation des zones de déploiement. Ce travail de préparation et d’appropriation de la zone d’opération a ainsi facilité le déploiement du plus important dispositif aérien français envoyé en Afghanistan : l’opération Héraclès, qui représentait la partie Air de la troisième phase d’OEF [5], baptisée Anaconda. L’envoi du porte-avions Charles de Gaulle disposant de 16 SEM [6] et de deux E2C [7], opérationnels sur zone dès le 20 décembre 2001, complété par 6 Mirage 2000D déployés en février à Manas, au Kirghizistan, permit de répondre au plus vite au besoin d’appui aérien des troupes au sol, dans cette phase d’opération à dominante terrestre. Cet engagement intense de huit mois, durant lequel 900 missions [8] ont été réalisées par les M2000D et 272 [9] par les SEM, souvent à grande distance (régions d’Hérat ou de Kandahar), a été rendu possible grâce notamment aux capacités de ravitaillement des C 135 FR [10] et des ravitailleurs de la coalition. Le 2 octobre 2002 marquait la fin de l’opération Héraclès et s’est traduit par la relève du dispositif d’appui feu français par trois nations européennes. Les avions de chasse de l’armée de l’air française, complétés par la participation périodique de la marine nationale (trois SEM), ne seront réengagés qu’à partir d’août 2005 [11], à l’occasion de l’opération Serpentaire, qui visait, à l’origine, à soutenir le processus électoral en cours dans le pays. La seconde participation à cette opération, toujours active depuis mai 2006, s’est élargie à la fois au soutien à la mission de stabilisation de l’OTAN, dévolue à la FIAS [12] et à la lutte contre la rébellion talibane objet d’OEF. La description du dispositif ne serait pas complète sans évoquer le rôle central des CPA, dans le cadre des forces spéciales ou du soutien aux OMLT [13], notamment à travers leur expertise du guidage pour l’appui aérien. Mentionnons de même, tout spécialement, l’engagement des EC725 Caracal [14], opérant dans des conditions délicates, au plus près de la ligne de front, notamment lors de l’accrochage du 18 août dernier, dans la vallée d’Uzbeen, durant lequel l’intervention héroïque de leurs équipages a permis de soutenir les combattants français pris sous le feu nourri des talibans.

Une opération exigeante, préfigurant sans conteste les engagements de demain

La difficulté à opérer en Afghanistan, éprouvée notamment par les troupes soviétiques dans un passé récent, provient d’une multitude de facteurs qui touchent à la nature du conflit mais aussi à la configuration de la zone d’opération. Ainsi, pour l’arme aérienne, même si sa suprématie dans les airs n’est pas disputée et que la menace sol-air est faible, l’engagement face à un adversaire utilisant une stratégie de guérilla, extrêmement fugace, farouchement déterminé et sachant s’adapter aux spécificités de la bataille aéroterrestre [15], génère un certain nombre de contraintes à surmonter :
- d’une part, la zone d’action est vaste, accidentée [16] et souffre d’un climat extrêmement rigoureux [17]. Cette contrainte d’élongation de la zone d’opération a été en partie levée en septembre 2007 grâce à l’installation des moyens de chasse à Kandahar, au cœur même des combats. En plus de l’intérêt tactique évident qu’elle représente, cette décision a été ressentie, par la coalition, comme une preuve supplémentaire de la volonté française de soutenir son action coercitive, dans la durée, dans une logique de partage des risques avec les alliés ;
- d’autre part, cette opération nécessite une pleine appropriation des procédures de l’OTAN ou américaines et impose l’usage des réseaux opérationnels dédiés (ISAF [18] secret, Centrixs [19], Mirc [20],...), afin de pouvoir bénéficier à plein de la complémentarité des moyens de la coalition ;
- de plus, au niveau opératif, l’intensité des combats terrestres progressant sans cesse, l’appui aérien est désormais constamment indispensable pour les troupes au sol. Ainsi, la qualité de la coopération avion/unités terrestres constitue désormais un facteur important de réussite. Cette complémentarité des composantes a consacré le rôle déterminant du contrôleur avancé dans la gestion des actions dans la troisième dimension ;
- enfin et surtout, les dommages collatéraux constituent une préoccupation essentielle, souvent prioritaire sur les autres considérations opératives. Le partage des responsabilités dans l’ouverture du feu, décrit dans les ROEs [21] devient alors déterminant pour le choix d’un mode d’action face à une menace donnée.

La capacité d’adaptation française mise à l’épreuve

Malgré la complexité des opérations sur ce théâtre, l’aviation française a, encore une fois, démontré sa capacité unique à surmonter les difficultés auxquelles elle est confrontée pour imposer, in fine, la France comme une nation de haut rang au sein de la coalition. Ce résultat flatteur s’explique essentiellement par la parfaite intégration du personnel dans les états-majors à tous les niveaux, par la culture partagée de l’armée de l’air et de la marine des procédures OTAN et américaines, par la capacité d’adaptation réactive aux exigences du théâtre grâce à un entraînement adapté, et par l’utilisation au meilleur niveau des capacités permises par les moyens français. Enfin et surtout, comme pour toute projection de force de cette nature, la qualité du soutien, aussi bien logistique que technique a été déterminante pour assoir l’efficacité globale du dispositif. Ainsi, la disponibilité des aéronefs a été maintenue pratiquement constamment à son maximum, grâce à l’engagement des mécaniciens et des logisticiens, ainsi qu’aux efforts consentis par les unités en France, malheureusement souvent au détriment des aéronefs en métropole. Cette volonté permanente d’adaptation aux exigences du théâtre a notamment mené à la création de la capacité RESAL [22] adaptée au relief montagneux, a démontré encore une fois l’efficacité du concept ODESSAA [23] en soutien des OMLT, et a engendré la remise au goût du jour du largage logistique au plus près de la ligne de front grâce à la procédure LMTGH-OB [24]. Dans la même logique d’adaptation, l’expertise du CEAM [25], fortement impliqué sur le théâtre, a autorisé le développement d’outils de partage de la situation tactique entre le personnel au sol et les équipages (SCARABEE [26], UMPC [27]), mais aussi l’intégration en un temps extrêmement court de la GBU 12 [28] sur Rafale et bientôt, à l’instar du SEM, de la GBU49 [29] sur M2000D. Enfin, les missions variées ont révélé la complémentarité des différents vecteurs, aujourd’hui anciens, que sont le Mirage F1CR, le M2000D et le SEM. Le premier s’est distingué par ses capacités de reconnaissance louées par les acteurs du théâtre mais aussi par l’emploi de son canon pour le marquage d’objectifs ou le traitement de cibles. Pour sa part, le M2000D, utilisé dans son domaine privilégié d’emploi (CAS) a permis la réalisation du plus grand nombre de missions [30] avec succès. Quant au SEM, l’emport d’une nacelle Damoclès (désignation, extraction de coordonnées, identification) et de la GBU49 a permis l’introduction de la capacité française de frappe autonome tout temps, aux coordonnées, en Afghanistan. Parallèlement, le Rafale a connu son baptême du feu sur ce théâtre. Il n’a cessé d’évoluer pour améliorer ses capacités air-sol et proposer aujourd’hui l’utilisation de l’armement air-sol modulaire (AASM), ouvrant ainsi de nouvelles perspectives en matière de diversification des effets [31] produits. Récemment, le déploiement d’un système de drone SIDM [32], à Bagram, a marqué une étape importante dans la participation française aux opérations aéroterrestres en offrant à la coalition une capacité supplémentaire dans le domaine de la reconnaissance et de la surveillance aérienne.

Des voies de progrès à explorer pour opérer au meilleur niveau

Cependant, l’Afghanistan constitue un véritable « laboratoire technico-opérationnel » dans lequel les besoins en technologies de pointe évoluent sans cesse. Dans ce cadre, le RETEX de huit ans d’opérations met certes en exergue les domaines d’excellence de l’aviation française mais souligne également les voies nécessaires de progrès à envisager afin de suivre l’inéluctable évolution capacitaire de nos alliés, rendue possible notamment grâce à l’acquisition d’équipements aux fonctionnalités étendues. Ainsi, les enseignements opérationnels recueillis démontrent que les moyens français d’identification des combattants au sol et d’extraction des coordonnées doivent progresser en précision, afin de permettre une meilleure discrimination de l’ennemi et l’usage de bombes guidées GPS de manière autonome par l’aéronef, au niveau de performance requis. Le pod de combat de nouvelle génération devrait répondre à cette double contrainte. Parallèlement, la nécessité de disposer d’une liaison vidéo air-sol (ROVER [33]) a été prise en compte par les états-majors afin d’équiper les avions dans les meilleurs délais. Plus généralement, la difficulté d’identification des opposants, dans un environnement souvent urbain ou densément peuplé, ainsi que l’environnement juridique contraignant, imposent une adaptation des effets des armements aux situations rencontrées de natures très diverses. Cette constatation commande d’étendre la palette d’armements à des armes de type non létales, disposant de charges et de conditions d’emploi diversifiées, ou à tir tendu (roquettes, canon). Ces capacités aujourd’hui communes pour certaines nations sont peu répandues ou inexistantes en France.

A l’heure du premier bilan sur un parcours, qui apportera encore de multiples enseignements dans le futur, l’engagement afghan de l’aviation française, de manière continue, aux côtés des membres de la coalition et des troupes de l’OTAN, a prouvé encore une fois la capacité d’adaptation de celle-ci et la pertinence de sa préparation. Le bilan remarquable des aviateurs français, dans une opération particulièrement exigeante, ne doit cependant pas faire oublier les nécessaires efforts d’adaptation des équipements à réaliser. C’est seulement à ce prix que la France pourra conserver un rôle de premier plan qu’elle a su gagner grâce à la motivation et au savoir-faire de ses combattants.

[1] Retour d’expérience

[2] 80 missions de recueil d’images

[3] 4000 tonnes de fret transportées par les C130 / C160 et 9250 personnes convoyées, pour 1590 heures de vol, durant Héraclès.

[4] Commando parachutiste de l’air.

[5] Opération Enduring Freedom

[6] Super-Etendard modernisé

[7] 480 heures de vol et 111 missions au 1/10/2002

[8] 4500 heures de vol de M2000D

[9] 2060 heures de vol pour les SEM

[10] 2650 heures de vol durant l’opération Héraclès

[11] Exception faite de l’engagement de 3 F1CR et d’un C135FR, en 2004, pour des missions de reconnaissances

[12] Force internationale d’assistance et de sécurité

[13] Operational mentoring liaison team (formation et encadrement de l’armée Afghane au combat)

[14] Hélicoptère spécialisé dans le secours au personnel en zone ennemie et dans l’appui logistique au plus prêt de la ligne de front

[15] Imbrication des combattants Taleb dans la population ou au plus près de nos troupes pour dissuader l’action aérienne

[16] Les montagnes culminent à 7500m, dépassant 5000m sur 50% du trajet, en moyenne, pour chaque vol

[17] Les températures oscillent entre -25°c et 40°c

[18] International Security Assistance Force

[19] Combined ENTerprise Regional Information eXchange System, réseau de l’US Navy sécurisé et ouvert aux alliés

[20] Military Internet Relay Chat, système de chat tactique mis en œuvre par la coalition pour la conduite des opérations aériennes

[21] Rules of engagement

[22] Recherche et sauvetage aérolargué (récupération en altitude des combattants)

[23] Observation, destruction des sites par l’arme aérienne, capacité mise en œuvre par une équipe du CPA

[24] Largage de matériel à très grande hauteur - ouverture basse autorisant un rapport coût/efficacité inégalé

[25] Centre d’expérimentation aérien militaire

[26] Système de communication aéroterrestre de restitution et acquisition et bibliothèque embarquée évolutive

[27] Ultra mobile PC

[28] Bombe guidée laser de 250kg

[29] Bombe de 250kg à guidage GPS, tout temps

[30] Bombardement mais aussi show of force (passage à basse altitude et grande vitesse au dessus des opposants)

[31] Utilisation tout temps, précision décamétrique/métrique, adapté à la destruction d’ouvrages durcis,...

[32] Système intérimaire de drone moyenne altitude longue endurance

[33] Remotely Operated Video Enhanced Receiver.

Source: CESA (CENTRE D’ÉTUDES STRATÉGIQUES AÉROSPATIALES)

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MessageSujet: Re: Les ailes de la liberté : 8 ans d’engagement aérien français dans le ciel afghan.   Mer 30 Déc 2009, 10:22

merci Michel et félicitations aux personnes concernées.
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Michel
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MessageSujet: Colloque Afghanistan - « Le fait aérien en Afghanistan » - Mardi 1er décembre 2009   Mer 30 Déc 2009, 11:20

Un "Colloque Afghanistan" - « Le fait aérien en Afghanistan » - s'est déroulé le Mardi 1er décembre 2009 au CESA, nombre d'intervenants Français et étrangers se sont succédés, je ne vous met que l'intervention de clôture du CEMAA.



Clôture du colloque par le général d’armée aérienne Jean Paul Paloméros, chef d’état major de l’armée de l’air.




Le général d’armée aérienne Jean Paul Paloméros, chef d’état major de l’armée de l’air.


Le général Jean-Paul Paloméros, chef d’état major de l’armée de l’air, a vivement remercié les intervenants, français et étrangers, pour les échanges très enrichissants dont ils ont fait bénéficier l’auditoire. Il a souligné, en les interpellant, que « c’est une nouvelle pierre que vous nous permettez d’apporter aux travaux que nous menons pour toujours mieux intégrer la puissance aérienne dans le traitement global du conflit afghan. Indéniablement, ce colloque aura servi ! ». Le général a porté une attention toute particulière à la présence du général Mohammad Dawran, qui constitue la première visite d’un chef d’état-major afghan en France. Le théâtre d’opérations afghan est un milieu complexe, que le général Paloméros a décrit comme étant « un environnement paradoxal, (...) au sens où l’ennemi est aussi difficile à discerner, à localiser que présent et dangereux, et pour lequel il ne peut être envisagé qu’un traitement global ». Le fait aérien y joue un rôle des plus essentiels et précieux pour garantir la paix et la sécurité en Afghanistan. En effet, il y est multiplicateur de forces en raison de divers facteurs stratégiques dont il est à l’origine : l’absence de frontière physique et de sanctuaire pour l’adversaire, la capacité d’action rapide et décisive, une gamme étendue d’effets, la capacité de « distinction dans le chaos » grâce à la technologie et à la qualité d’équipages entraînés, la capacité de surveillance permanente du théâtre d’opérations, et enfin un rapport coût /efficacité remarquable.

Dans une logique d’approche globale de la crise, le général Paloméros a insisté sur ce qui constitue pour lui un souci permanent, à savoir l’aide au peuple afghan pour bâtir son avenir. Il a ainsi estimé déterminant le soutien aux jeunes forces aériennes afghanes car, selon lui « une armée de l’air pérenne est un pas important vers la souveraineté retrouvée de l’Afghanistan ».

Toutefois, le général a affirmé qu’il ne faut pas réduire le fait aérien en Afghanistan uniquement à sa partie militaire. Il a indiqué que « le rétablissement de la paix civile et de la démocratie nécessite de la sécurité, bien entendu, mais aussi de pouvoir s’appuyer sur une économie saine » et que, dans ce contexte, « le fait aérien, c’est la participation active à la reconstruction et au développement économique ».

Le général a ensuite évoqué le besoin qu’ont les forces aériennes de s’appuyer sur une technologie et des moyens sophistiqués pour leur bon fonctionnement. Cet apport de la technologie ne permet pourtant pas d’éviter la mort d’hommes alors que, a-t-il indiqué, l’opinion publique est devenue peu résiliente au prix du sang. Dans ces conditions, il ne devient « plus possible, pour les forces armées, de négliger la portée médiatique des actions de guerre, sous peine de transformer les succès tactiques en défaites stratégiques ».

Enfin, le général Jean-Paul Paloméros a souligné le poids du facteur humain dans l’action aérienne et a indiqué que l’aviateur demeurait le socle du fait aérien. La guerre est avant tout menée par les Hommes et pour les Hommes. Le général a illustré son propos avec l’exemple des drones Harfang, qui nécessitent, dans leur mise en œuvre, autant de pilotes ou d’opérateurs que pour faire voler un nombre équivalent d’aéronefs traditionnels. Le général Paloméros a affirmé que « cette prééminence de l’Homme dans le fait aérien [fait que], depuis le début de notre engagement en Afghanistan, il y a maintenant huit ans, tous les métiers, du commando parachutiste tireur d’élite, à l’intercepteur de signaux électroniques, en passant par le pilote d’avion ravitailleur ou le sauveteur-plongeur, bref, toutes les spécialités de l’armée de l’Air ont été ou sont présentes au cœur théâtre ».

Le chef d’état-major a conclu en relevant l’importance de l’intégration du fait aérien au sein de l’action militaire globale, qui doit s’inscrire elle-même dans une action politique, économique et sociale cohérente. Il a posé certaines interrogations, notamment celles de la stabilisation de la situation, ainsi que la restauration future de la sécurité et la prospérité de l’Afghanistan. Le général Paloméros a terminé son allocution sur une note optimiste en disant que : « (...) après ce que j’ai entendu aujourd’hui, avec des hommes et des femmes passionnés, déterminés, je suis convaincu que le fait aérien, sous toutes ses formes, contribuera à ce progrès ».

Source: CESA http://www.cesa.air.defense.gouv.fr/article.php3?id_article=496

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MessageSujet: Re: Les ailes de la liberté : 8 ans d’engagement aérien français dans le ciel afghan.   Mer 30 Déc 2009, 14:36

Oui ce fut un grand et beau discours de clôture !

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